L’ouverture à l’international

La Classe Préparatoire ne se limite pas uniquement aux cours dispensés dans le cadre de la préparation aux concours. C’est aussi une formation qui ouvre à différentes expériences notamment à l’international.

La CPGE du lycée St Vincent a une réelle volonté de nouer des liens avec les Grandes Ecoles et de participer activement aux projets qu’elles offrent aussi bien à l’international qu’en France. Un continuum existe entre les CPGE et les Grandes Ecoles et le projet de la CPGE de St Vincent est d’offrir à plusieurs étudiants la possibilité de profiter de ces opportunités à l’international  : des programmes sont possibles en Allemagne en Espagne ou aux Etats Unis entre la première et la deuxième année, et notamment en Chine.

1 – Chine

L’école NEOMA (Ecoles de Reims et Rouen), l’Institut Confucius et l’APHEC (Association des Professeurs de Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles de commerce) ont ainsi mis en place un programme facilitant la découverte de la Chine. Ludovic Groussard, professeur d’HGG et ESH, a inauguré ce programme, ouvert aux étudiants de 1ere et 2eme année de CPGE. C’est une forte expérience d’internationalisation : en plus des 2 semaines prévues en Chine, les étudiants suivent au préalable une formation dispensée en e-learning pour les familiariser avec la culture chinoise et acquérir les bases du mandarin. Les étudiants assistent sur place à 8 conférences sur la Chine et la relation/collaboration franco-chinoise et découvrent 6 entreprises/institutions  chinoises (TEDA, Tianjin port group, Sino-Singapore Tianjin Eco-city, AIRBUS…..)

 

2.Angleterre – Ecosse

Apprendre une langue dans le pays et non plus dans un cadre scolaire m’a permis d’avoir une autre approche des langues et notamment de relativiser mon niveau en anglais. Ainsi, j’ai gagné énormément en confiance en moi et cela explique en grande partie mes progrès à l’oral. C’est pourquoi je conseille vivement aux étudiants de prépa, fragiles en langues, de partir à l’étranger. L’été est votre seule occasion pour résorber ce handicap, compte tenu du rythme soutenu de travail en 2ème année, et ainsi commencer la 2nde année sur des bases solides. Des corrects voire bons résultats en langues aux concours vous permettent réellement de gagner des places considérables dans les écoles. 

Anna Bézier 

 

À l’été 2019, j’ai eu l’occasion à la fin de ma première année de classe préparatoire ECS au lycée Saint Vincent La Providence, d’effectuer un stage non rémunéré au sein du consulat général de France à Edimbourg. Cette expérience à été une découverte particulièrement intéressante pour moi, d’un point de vue à la fois personnel et professionnel. En effet, j’ai pu vivre un mois à Edimbourg, capitale de L’Écosse et ainsi vivre en immersion au sein d’un pays anglophone, qui se démarque également de l’Angleterre par une vie quotidienne moins onéreuse tout en étant tout aussi enrichissante. Ainsi, j’ai pu améliorer mon anglais oral et écrit tout en découvrant une culture très intéressante et en visitant le nord de l’Écosse sur mon temps libre. En effet, outre l’aspect linguistique, au sein du consulat de France j’ai pu gagner en expérience au sein d’un organisme dépendant du Ministère des Affaires Étrangères, en ayant pu participer à la vie quotidienne du consulat auprès des écossais et des ressortissants français qui y travaillent. L’Écosse restera donc une expérience idoine pour moi, entre deux ans de préparation aux concours.

Vincent Fleurquin

 

3. Allemagne

L’été dernier je me suis rendu à Berlin pendant un mois. Tout d’abord parce que mon niveau d’allemand était assez rudimentaire en sortant du lycée mais aussi parce que j’avais déjà été dans cette ville qui est riche sur tous les plans. Ma professeure d’allemand de 1ère année m’avait conseillé le « Goethe Institut » pour partir et je ne regrette absolument pas ce choix. Les cours étaient passionnants, dynamiques et m’ont fait énormément progresser aussi bien à l’oral qu’à l’écrit. Mais au-delà des cours l’organisme propose également de nombreuses sorties et conférence sur l’histoire et la culture allemande. Par ailleurs, pour le logement l’organisme m’avait fourni une vaste liste de chambres chez l’habitant, ce qui me semblait la meilleure alternative : d’abord pour progresser à l’oral mais également en termes de coût. J’étais donc logé en plein cœur de Berlin, à 2 minutes de l’institut et à 5 minutes d’Alexander Platz. J’ai pu à l’institut rencontrer de nombreuses personnes du monde entier avec qui j’ai pu expérimenter le dynamisme de la ville et faire le tour de celle-ci tout en profitant de moments de détente dans les nombreux bars et cafés de Berlin. Je ne peux que conseiller de partir car cela a été pour moi très enrichissant aussi bien sur le plan intellectuel que sur le plan humain. 

Gurvan Marcelin

 

Par des amis allemands, j’ai trouvé un stage dans l’école Montessori de leur fils. Cela m’a permis de comprendre le fonctionnement d’une école maternelle et d’une famille allemandes tout en améliorant mon allemand. C’était très enrichissant de voir que les enseignements sont différents qu’en France et surtout personnalisés dans cette école selon les capacités de l’enfant, qui est entouré par une super équipe pédagogique !

Laetitia Lejay

 

4. Espagne 

J’ai eu l’opportunité de partir étudier 2 mois au début de mon année de première à l’IES Guanarteme à Las Palmas de Grande Canarie. Je n’ai fait appel à aucune association et me suis contentée de démarcher des établissements scolaires sur place. J’ai ainsi monté ce projet de A à Z. Cette expérience a été enrichissante sur le plan linguistique (cela m’a permis de prendre une certaine confiance en espagnol) mais aussi sur le plan humain (découverte d’une culture et d’un système scolaire). Je recommande vivement ce type d’immersion en français solitaire à l’étranger qui permet de développer une certaine autonomie. 

Eugénie

 

Je suis partie 1 mois en tant que Woofeuse à Aizarnazabal dans le pays basque Espagnol. Le woofing consiste à être nourri et logé en échange de quelques heures de travail par jour. J’ai donc été accueillie par une famille possédant une maison d’hôte. Ainsi, mon travail consistait à travailler 1 à 2 heures dans le potager le matin puis à faire les chambres   (changer les draps, balayer…) jusqu’au déjeuner à 15h (soit environ 5h de travail par jour). J’ai pu partager de nombreux moments avec la famille qui m’a très bien accueilli. J’ai ainsi nettement progressé en espagnol. J’ai également pu visiter le pays basque espagnol (visite de Saint Sébastien, de Zumaia …) et j’ai découvert une nouvelle culture.  Je garde un très bon souvenir de ce séjour et recommande vivement le woofing aux étudiants souhaitant améliorer leur niveau d’espagnol et vivre une belle expérience humaine. 
Anaële Guillemet