Histoire

175 ans au service de la jeunesse bretonne

L’établissement actuel est né de deux traditions éducatives qui se sont mêlées : un établissement d’élite de garçons fondé en 1842 et dédié à Saint-Vincent de Paul, et le Collège de la Providence, établissement de jeunes filles fondé par les soeurs de la Providence de Ruillé, tournée vers une éducation proche des gens du quartier et de ses travailleurs.

Le premier Saint-Vincent (1842-1905)

En 1841, Godefroy Brossays Saint-Marc  décide de fonder une nouvelle institution scolaire doublée d’un internat qui réponde à la fois aux besoins pressants de personnes bien instruites et au souhait de contourner le monopole d’Etat sur le lycée. Elle s’établit à l’emplacement de l’actuel Lycée Jean Macé et ne tarde pas en une quinzaine d’année à dépasser le seuil des 300 élèves et à devenir le premier établissement secondaire de Rennes. Il est animé et dirigé par des prêtres du diocèse. Il s’ouvre vers l’enseignement supérieur : la “Corniche” de Saint-Vincent est fondée en 1882.

La refondation (1905-1945)

En 1905, la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat est votée. Un an plus tard, les bâtiments sont nationalisés. Mais, couverts par un bail légal depuis 1903, les enseignants, ecclésiastiques et laïcs, sont protégés pour les six années pendant lequel ce bail court. En 1911-1912, un nouvel établissement, dans le même style toscan, sort de terre à l’est du jardin du Thabor. Le déménagement est accompli pour la rentrée 1912. En 1914, le supérieur met ses bâtiments à la disposition du service de santé des armées et Saint-Vincent devient hôpital militaire. Ce ne sont pas moins de 330 anciens, dont beaucoup de jeunes officiers, qui meurent au combat du premier conflit mondial. Leurs noms sont inscrits sur les piliers qui supportent les arches de la grande entrée.

En 1925-1926, la construction de la grande chapelle, chef d’oeuvre d’un style néoroman sobre, vient couronner cette grande entreprise de reconstruction. Saint-Vincent redevient hôpital militaire pendant toute la durée de la 2nde guerre mondiale, mais sous quatre drapeaux successifs (français, anglais, allemand, américain). 117 anciens viennent ajouter leur nom à la longue liste des soldats tombés “pro Deo et Patria”.

Les transformations de l’après guerre (1945-1995)

  • 1948 : ouverture des classes préparatoires aux écoles de commerce.
  • 1959 : vote de la Loi Debré
  • 1962 : fermeture de la Corniche
  • 1964 : signature du premier contrat d’association
  • 1967 : l’effectif de 1000 élèves est atteint.
  • 1967-1969 : fusion avec l’école et le collège de la Providence – Palestine et mixité.
  • 1981 : création de la section d’études spécialisées (SES), futures SEGPA.
  • 1987 : nomination du premier directeur laïc, François Pannetier. Il sera suivi de Pierre Ecobichon (1991), Guy Pican (1995) et Etienne Roulleaux Dugage (2014)
  • 1990 : l’effectif de l’ensemble scolaire dépasse 3000 élèves. Ce chiffre baissera  pour remonter et se stabiliser à 2250 élèves à partir de 2007
  • 1991 : ouverture des classes préparatoires ECG .

La rénovation (1995-2012)

Guy Pican, principal artisan de la rénovation de Saint-Vincent

  • 1998 : ouverture de la section pour enfants précoces
  • 2008 : ouverture de la section internationale américaine
  • 2007, vente des terrains et bâtiments de l’école de la Palestine et vaste projet de restructuration et de rénovation sur 5 ans (amphithéâtre créé en 2012)
  • 2009 : L’Ecole s’installe à la Providence, les classes préparatoires Allée Sainte Sophie
  • 2022 : Retour des classes préparatoires dans l’enceinte de l’établissement.

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